Decette histoire a été écrit un livre, Un condamné à mort s’est échappé, publié en 1956.Puis un film, du même nom, réalisé par Robert Bresson et diffusé ce lundi 25 juillet à 20h50 Uncondamné à mort s'est échappé. Robert Bresson. 1956 - France - 1h41. D'après les mémoires de André Devigny. Horaires : lundi 24 janvier - 21h00 - Multiplexe - 2 vendredi 28 janvier - 14h00 - Multiplexe - 2 - présenté par Jean Narboni. Capturé pour sabotage, le lieutenant Fontaine est conduit par la Gestapo à la prison de Montluc ARTEdiffuse Un condamné à mort s’est échappé lundi 25 juillet à 20h50. Ce film, réalisé en 1956, obtint dès sa sortie un immense succès à la fois public et critique, consacrant Robert Bresson comme l’un des plus grands auteurs français. Cinq ans après Journal d’un curé de campagne, Un condamné à mort s’est échappé LeFilm : Un condamné à mort s'est échappé - La bande-annonce - "L'essence des formes:Robert Bresson déforme les sens" (44 mn) : Documentaire de Pierre-Henri Gibert, avec les témoignages de François Leterrier, Bruno Dumont, Pierre Lhomme, Geneviève Cortier, Emmanuel Machuel et Iradj Azimi. Uncondamné à mort s’est échappé, de Robert Bresson, est programmé à 20h50 sur Arte. Une expérience inoubliable pour Première. Voici notre critique. Le film de prison est un genre en soi. Avec son CinéRessources - La Cinémathèque française - Collection des articles de périodiques - Un condamné à mort s'est échappé - Cahiers du cinéma - 72 - André Bazin (auteur principal) - juin 1957 - [2] p. : ill. - pages 27-28 - français - Un condamné à mort s'est échappé - Robert Bresson - 1956 - EXPOSITION– Des dessins de grandes dimensions inspirés du film de Robert Bresson Un condamné à mort s’est échappé UnCondamné À Mort S'est Échappé - Film 1956 De Robert Bresson Avec François Leterrier, Charles Le Clainche, Maurice Beerblock - 1 Photo Originale D'exploitation De Cinéma - Petite Affiche 24x30 Cm - Affiche film. Affiches ; Cinéma ; 22 € Bon état. Voir le produit. Vendez le vôtre. Un Condamné À Mort S'est Échappé - Véritable Affiche De UnCondamné à mort s'est échappé (1956) Bande Annonce VF [HD] 8,570 views Nov 26, 2017 La bande annonce originale en haute définition du film de Robert Bresson avec François Leterrier, Charles Le Uncondamné à mort s’est échappé Manifestations Lausanne. Aperçu. Ouvrir les informations sur Date Date 01 Pour ce film inspiré d’un roman autobiographique et qui connut un large succès public, Robert Bresson a choisi de ne travailler qu’avec des comédiens non- professionnels, à qui il demande de ne pas jouer, de ne pas penser, de XSpmmk. Mercredi 26 septembre 2012 - 19H00 Ciné-Club de l’ESA Dans le cadre du cycle d’Automne 2012 "Surveiller et punir regard sur l’enfermement carcéral au cinéma" Projection du film Un Condamné à mort s’est échappé, Robert Bresson, 1956 Un Condamné à mort s’est échappé est une adaptation cinématographique réalisée à partir des Mémoires d’André Devigny. En 1943, le lieutenant Fontaine est arrêté et interrogé par la police allemande pour actes de résistance, il est incarcéré au Fort de Montluc dans la région lyonnaise. Au cours de son transfert, il tente une évasion improvisée en sautant de la voiture conduite par un Il est immédiatement repris. Fontaine ne se fait alors aucune illusion sur son sort. On l’enferme dans une cellule d’où il va, patiemment, obstinément, élaborer un plan pour s’échapper. Avec tout ce qu’il trouve autour de lui, il façonne une corde et des crochets. S’étant débarrassé de ses menottes à l’aide d’une épingle, ayant transformé sa cuillère en outil, il entreprend de démonter la porte de son cachot. Il fait part de ses intentions aux rares détenus qu’il peut aborder aux heures de promenades et à la toilette. Convoqué au siège de la Gestapo, les autorités lui apprennent sa condamnation à mort. Il est surpris et mécontent de s’apercevoir, lorsqu’il regagne sa cellule, qu’un autre détenu la partage. Fontaine s’interroge sur cette arrivée soudaine. Peut-il lui faire confiance ? Doit-il le tuer, ou s’évader avec lui ? D’entrée, le témoignage se veut véridique. Robert Bresson enferme prisonnier et spectateur dans cet espace clos où le plan se fait volontairement captif. La délimitation du cadre par les barreaux de la prison ou l’encadrement des fenêtres morcelle délibérément le corps et piège les personnages dans la captivité. Ici l’ouïe est brusquée plus qu’ailleurs par le retour obsédant des mêmes bruits carcéraux. Aux aguets de la moindre information, tourné délibérément vers le hors-champs, il détecte jour et nuit la durée, la fréquence, l’intensité des moindres bruits pour mieux les analyser. Le désir d’évasion de Fontaine est avant tout un combat individuel, contre lui-même. Agir, c’est retrouver sa dignité d’homme et le sentiment de son existence, en refusant la fatalité et le sentiment d’impuissance qui étreignent la plupart des prisonniers. Page Facebook du Ciné-Club de l’ESA Infos pratiques Amphi Cinéma, École Spéciale d’Architecture Entrée libre dans la limite des places disponibles Synopsis L'intrigue se fonde sur les Mémoires d'André Devigny. En 1943, un résistant Fontaine est arrêté par les Allemands et emprisonné à la prison de Montluc à Lyon. Il met tout en œuvre pour s'évader, imagine un plan, et parvient à force de courage et de travail à s'en procurer les instruments. Mais juste avant sa fuite, on affecte à sa cellule un autre prisonnier un jeune garçon. Fontaine hésite à le supprimer, et l'emmène finalement avec lui. Leur évasion nocturne est longue et incertaine, mais les deux prisonniers parviennent finalement à retrouver la liberté. Source WikipediaRegarder Un condamné à mort s’est échappé ou Le vent souffle où il veut en VODPlateformesModèleTarifQualitéDésolé, aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre 13Production et distribution 3Exportation / Vente internationale GaumontBox Office cumuléBox Office chronologieSorties à l'international 2PaysDistributeurAcheteurDate de sortieTitre localDésolé, aucun résultat ne correspond à votre TV CumuléDiffusions TV détail par paysPropos Prix du Meilleur metteur en scène au Festival de Cannes 1957 pour Robert Bresson. Ce film tourné en noir et blanc manifeste bien le goût de Bresson pour l'austérité et la rigueur - Très grande économie de moyens unité de lieu hormis la première et la dernière scène, et une brève sortie du prisonnier, tout se passe dans la prison ; quelques lieux seulement en sont montrés cellule, escalier, cour de promenade ; peu de personnages ; - Dépouillement visuel les décors sont extrêmement simples, de même que les plans utilisés. - Dialogues brefs et intenses le plus souvent. - Usage assez important de la répétition des mêmes scènes et des mêmes sons. D'autre part, la situation dramatique a un certain caractère tragique les personnages principaux attendent leur mort dans une réclusion rigoureuse et le film est rythmé par le bruit de plusieurs exécutions de prisonniers, et Fontaine sait comme ses camarades que leur tour viendra. Mais le message général du film semble plutôt anti-tragique et optimiste le succès de l'évasion de Fontaine, qui doit très peu au hasard, peut se lire comme une magnification de la volonté humaine individuelle. Cela dit, ce film a la particularité d'être organisé autour d'un fil dramatique très classique la préparation de l'évasion de Fontaine, ce qui le rend plus accessible que d'autres œuvres de Bresson. Un condamné à mort s'est échappé présente donc une ressemblance de surface avec les films relevant du genre de l'évasion ici aussi, c'est d'abord un problème pratique et matériel qui est représenté par quels moyens s'échapper ?, et tous les détails concrets des préparatifs sont montrés démontage de la porte en bois, fabrication d'une corde et de crochets, repérage des lieux, etc.. Mais la grande spécificité du film de Bresson est d'insister sur les enjeux moraux et spirituels de cette évasion l'important dans les préparatifs de Fontaine, c'est la force de volonté qu'il met en œuvre, l'intelligence pratique qu'il déploie, l'espoir qu'il parvient à entretenir. Le personnage de Fontaine, cependant, n'est pas représenté comme un héros ou un saint sa détermination à s'échapper fait qu'il envisage de supprimer Jost, et tue une sentinelle allemande. La problématique religieuse est explicitement indiquée par la présence d'un pasteur et d'un prêtre parmi les prisonniers, et par les fréquentes discussions qu'a avec eux Fontaine au cours de l'une d'entre elles, le pasteur recopie pour lui un passage de l'évangile selon Saint-Jean, l'entretien de Jésus et de Nicodème Jean, 3, 3-8, qui donne au film son sous-titre "Le vent souffle où il veut". Source WikipediaGénérique détaillé 14Mentions techniquesLong-métrageThèmes Justice, LibertéLangue de tournage FrançaisAutre pays coproducteur FranceNationalité 100% français FranceAnnée de production 1956Sortie en France 07/11/1956Etat d'avancement SortiVisa délivré le 09/11/1956Formats de production 35 mm Un Condamné à mort s'est échappé News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires note moyenne 4,2 653 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné Votre avis sur Un Condamné à mort s'est échappé ? 60 critiques spectateurs 5 19 critiques 4 21 critiques 3 15 critiques 2 3 critiques 1 2 critiques 0 0 critique Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus récentes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnés Ce qui est bien avec ce film c'est sa simplicité, dialogues réduits au minimum. Voix off sans émotion décrivant l'atmosphère intérieur du personnage. Peu de musique extra-diégétique si ce n'est à la fin pour surligner une forme de soulagement. Un noir et blanc épuré et magnifique sans jeu de est vrai que les circonstances dans lesquelles on le regarde jouent sur notre appréhension du film, il ne faut pas être fatigué en soirée ou les moments peuvent se transformer en heure avec votre forme du moment, je préconise de le voir bien reposé tout en s'étant informé sur le style de Bresson auparavant. Les acteurs sont non professionnel du coup ils ne surjouent pas, on assiste plus à une forme de retenue timide de leur part. Le film se déroule sous l'occupation allemande, des opposants de tout poil sont enfermés dans une prison et pour certains ils sont condamnés à le silence dégagé par le film peut avoir sur nous un double effet, soit c'est une forme de torpeur qui s'installe soit c'est une tension qui ne fait que monter va-t-il s'en sortir ?Ce film demeure la quête de liberté que tout homme a en lui face à l'oppression. Sous l'occupation nazie, le lieutenant Fontaine est fait prisonnier. Une seule motivation l'habite s'évader. Pendant une heure et demie, le spectateur va se trouver dans la tête du protagoniste, jusqu'à se poser les mêmes questions que lui, éprouver les mêmes peurs et les mêmes doutes, notamment au moment où Jost est incarcéré avec Fontaine. L'arrivée du jeune homme est-elle une stratégie des allemands pour connaître les motivations du protagoniste, ou bien est-elle sans liens avec ces dernières ? La réussite du processus d'identification est donc totale, rendue possible par l'utilisation d'une voix-off à la fois très littéraire et précise. Car Bresson a le sens du détail, comme en atteste un rythme lent et des plans brillamment composés qui permettent un réalisme psychologique d'abord impressionnant avant de devenir oppressant dans une partie finale au suspense implacable. "Un Condamné à mort s'est échappé" traite du courage, de la confiance ou encore de la détermination, mais demeure avant tout un film magistral sur l'espoir et l'instinct de survie. Après 60 ans comme spectateur de cinéma, je me demande si ce n’est pas le plus grand film du monde dans sa catégorie. Tout y est sur le plan formel un suspense à couper le souffle, des prises de vue magistrales, un montage parfait, un bande son totalement innovante qui veille à ne jamais faire pléonasme avec l’image. Tout y est quant à l’esprit et cela sans lourdeur l’esprit de sacrifice, le goût du combat pour la liberté, l’espérance et même la rédemption pour le jeune dévoyé. Tout est suggéré par l’image en mouvement, des dialogues réduits à l’essentiel, un bruitage parfait, des acteurs sobres et hiératiques comme des icônes slaves. Vu quand j’étais jeune au cinéclub, je ne ma lasse pas de le revoir. Bresson a porté le classicisme cinématographique français Dreyer, Epstein à des sommets inégalés. Du grand Bresson exceptionnel, original et terriblement attachant. Robert Bresson délivre ici une épure totale qui parvient à rivaliser avec les meilleurs films de prison et ceci sans recourir aux canons habituels du genre trafic en tout genre, matons pervers, rivalités entre clans,.... Il se concentre sur son héros et sa minutie à préparer sa sortie, fruit de sa détermination à ne pas subir le sort qui lui est réservé. Bresson se plait à nous décrire la monomanie de la vie en prison, propice à partir d'une étude en règle des habitudes, à l'échafaudage de tous les plans. "Si la patience est de votre côté, les conditions de votre réussite finiront par se présenter" telle est la leçon à retenir. Les paroles sont réduites au minimum et c'est par l'image rendue par un objectif unique se rapprochant de la vision humaine 50 mm que Bresson transmet son message. Seule la voix off nous renseigne sur le ressenti du héros, celle-ci disparaissant dès que Fontaine se voit adjoindre un camarade de cellule dont il se méfiera dans un premier temps, finissant par comprendre que c'est à deux que les meilleures chances s'offriront à lui. Les bonus du DVD expliquent fort bien les motivations du réalisateur et sa manière de travailler. On apprend notamment que Bresson était un réalisateur catholique, ce qui explique la position de prière extatique de Fontaine devant le vitrail de la prison lors de ses escapades nocturnes dans les couloirs pour découvrir son environnement. Par une belle leçon de cinéma Bresson nous propose en 1956 son film le plus accessible. Comme à son habitude, Robert Bresson signe là une référence en matière de sobriété, peut-être même la plus aboutie de sa filmographie qui, par la suite, sombrera dans une austérité artistique très lymphatique. Un condamné à mort s’est échappé est un film intense de par la place centrale que prend son personnage aussi bien dans les décors épurés que dans la narration linéaire donnant une importante capitale à la voix-off didactique. Cette façon de nous faire suivre minutieusement l’évasion de sa cellule par un prisonnier de guerre en faisant abstraction de tout élément scénaristique superficiel est certes très loin de la conception survitaminée du cinéma que nous en donnent les productions actuelles mais reste une leçon pour tout réalisateur désireux d’installer une empathie et un suspense efficaces sans avoir à déployer des moyens colossaux. Ce film, réalisé par Robert Bresson et sorti en 1956, n'est pas mal mais sans plus. Je ne vais effectivement, je pense, pas vraiment aller dans le sens des avis généraux qui encensent le film, ce que je ne critique d'ailleurs pas du tout. Le film est l'adaptation du récit autobiographique d'André Devigny mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais pas le comparer au film. C'est en tout cas ici l'histoire d'un résistant qui est fait prisonnier et qui cherche par tous les moyens à s'échapper. Bon, je ne vais pas aller dans le sens des critiques car je n'ai pas vraiment apprécié le film enfin plutôt l'intrigue pour être plus précis, tout simplement, je ne suis que très peu rentré dedans, notamment au début, mais je me suis ensuite très vite lassé. Bon, cependant, ce n'est pas parque ce n'est pas mon type de film que ce dernier en est raté pour autant, loin de là ! Même si je n'ai pas attaché une grande importance à l'histoire, j'ai beaucoup apprécié la façon dont celle-ci a été traitée, et notamment au niveau du son. Bresson fait en effet un travail étonnant au niveau de la bande-son et de la voix off, assez étonnant. Étant donné que nous n'avons pas vraiment d'action visuelle, tout se passe au niveau de l'écoute, ce que nous avons d'ailleurs tendance à négliger inconsciemment au cinéma mais qui est pourtant un facteur très important. On peut en effet se rendre compte avec ce film que la bande-sonore au cinéma est très importante et que, sans cette dernière, le film et l'image perdraient énormément de choses et de sens. Même si je ne suis pas rentré dans le film, j'ai tout de même été à fond dans certaines scènes, dans le sens où j'angoissais en même temps que le personnage principal, notamment lorsque ce dernier enlève les planches de sa porte, qui sont des scènes très oppressantes. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons en particulier François Leterrier qui joue très bien. "Un Condamné à mort s'est échappé" ne m'a donc personnellement pas plus passionné que ça mais je reconnais qu'il reste techniquement un film très intéressant. Film fort, ici pas d'ellipses étranges qui auraient pu faciliter le récit, on a tout les détails, le film n'est pas manichéen, ce film ne fait pas dans l'excès, pas de tire larme, juste un grand film. J'ai beaucoup entendu parler de la méthode de Bresson pour faire des films, j'étais curieux de voir ce que cela donne en pratique... Et il faut bien le dire c'est épuré, mesuré, efficace ! Je crois que si cette mise en scène particulière fonctionne autant, c'est en partie grâce à l'histoire qui est racontée. N'importe quel effet aurait contribué à renforcer l'aspect désespéré de la situation du lieutenant Fontaine, apportant un misérabilisme qui n'a pas sa place ici. La violence est donc atténuée, quand elle n'est pas dissimulée avec pudeur. Il en va de même avec les nazis, dont les apparitions à l'écran se font rares. Bien souvent, ils sont réduits à une voix provenant du hors champ. Cela met le héros face à une menace omniprésente mais invisible, ce que j'aime beaucoup. Par ailleurs, la narration du film est excellente. L'histoire est très linéaire et Bresson nous enlève le suspens de la fin, pourtant l'ensemble est prenant. J'en veux pour preuve le long moment où le héros lime la porte de sa cellule dans le but de la démonter. Le réalisateur arrive à capter la détermination du détenu. De ce fait le voir progresser est très intéressant. Mais de manière générale la voix intérieure du personnage principal pousse le spectateur à partager ses doutes et ses peurs. Son cheminement de pensée très logique est agréable à suivre, d'autant plus que sa voix douce chasse le silence pesant le film ne comporte qu'un seul morceau de musique qui revient trois fois. Un condamné à mort s'est échappé, c'est donc une histoire simple magnifiée par une mise en scène adéquate, qui fait passer beaucoup d'émotions malgré le refus d'employer des effets trop marqués. Bien que son rythme soit posé, le long-métrage ne perd jamais en intérêt et se termine sur un plan débordant d'énergie contenue, qui mérite d'être vu. Bresson analyse ici une évasion, il raconte chaque plan et dévoile tout haut les pensées de son héros. C'est un mélange de Truffaut et de Montecristo. C'est assez ennuyeux. Il y a des films d'auteur, d'art et d'essai plus palpitants. Certains parlent de la musique....... Il n'y en a presque pas à part la grande messe de Mozart. Je ne comprends pas ce qu'elle fait là. Disons le tout de suite Un condamné à mort s’est échappé », même s’il a inspiré Le trou » de Jacques Becker, ne l’égale pas, et cela sur plusieurs points. En premier, la direction d’acteur de Bresson n’étant clairement pas son point fort comme il s’intéressait peu à eux, ses acteurs amateurs font amateurs, en particulier Charles Le Clainche assez médiocre, et aucun n’égale Jean Keraudy un vrai taulard, lui. La densité et la tension générée est peu homogène, si bien qu’à part l’évasion proprement dite, le film n’offre guère de suspens et semble plus près d’un documentaire pendant plus d’une heure, avec une voix off parfois redondante vis à vis des images. Ainsi le côté concentrationnaire et suffocant du film de Becker n’est que tièdement exprimé ici. La quasi absence de tout visage des tortionnaires qui beuglent des ordres en allemand, donne une valence kafkaïenne sans doute involontaire car hors sujet. Reste une pellicule remarquablement travaillée, l’habituelle précision de la mise en scène de Bresson, une évasion irrespirable, sans jamais céder à la moindre esbroufe, et un choix musical du minimum, du minimum, oui mais du Mozart ! Becker décidera carrément se passer de toute musique. Après Le journal d’un curé de campagne », Robert Bresson confirme de nouveau que la maîtrise du visuel permet parfois de faire plus avec moins. Film narré de manière très soft et simpliste, donne tout le caractère de ce film. Meme si le rythme du film n'est pas hyper soutenue mais c'est logique au vue de la minutie de l'évasion,, on est réellement pris par l'histoire. Laissant de côté le film poétique dramatique, Bresson se tourne vers le thriller historique, portant sur la Résistance. Il fonde son histoire d'après des faits réels et construit sur le seul point de vue du héros ce moyen narratif et la voix-off permettent de rattacher le spectateur à ce personnage et à ne pas le négliger. Le cinéaste réussit donc à créer un suspense, donnant sur une fin toutefois superficielle. Il met aussi en valeur le hors-champ, se concentrant sur le son la fameuse séquence où le héros assomme un garde au moment où un train passe. Et pour une fois, les "modèles" de chez Bresson semblent jouer juste. Peut-être un des meilleurs du cinéaste. Je ne suis pas un inconditionnel du dépouillement du style de Bresson qui me paraît souvent artificiel, affecté. Mais il fonctionne parfaitement avec Un condamné à mort s’est échappé ». Le sens du détail, la précision, l’atonie et la monotonie, une certaine opacité aussi, sot parfaitement en symbiose avec le sujet, la vie en prison, les préparatifs de l’évasion, le suspens pendant son déroulement. Le film gagne à être vu à proximité de Le trou » de Jacques, qui, pour traiter un sujet semblable, à quelques années d’intervalle, utilise des moyens et un style similaires. Bresson va peut-être plus loin dans la rigueur et l’absence de spectaculaire, il montre aussi un sens de l’intériorité qui lui est spécifique, ce qui est peut-être à son avantage. Inspiré d'une histoire vraie celle d'André Devigny, ce film constitue le premier succès public de Robert Bresson. Il marque aussi une étape importante dans l'évolution du style du cinéaste. Une évolution qui a déjà été amorcée dans sa précédente réalisation, Le Journal d'un curé de campagne, et qui sera confirmée dans la suivante, Pickpocket. Bresson s'éloigne de l'esthétique dominante de l'après-guerre dialogues littéraires, musique lyrique, éclairages très travaillés... comme on pouvait en trouver dans Les Anges du péché ou Les Dames du bois de Boulogne, ses deux premiers long-métrages pour aller vers plus de dépouillement, d'ascèse. La voix off est encore présente, les dialogues sont très écrits, mais le réalisateur commence à cultiver une atonalité qu'il accentuera par la suite. L'accompagnement musical est par ailleurs limité quelques notes de Mozart. Et surtout, Bresson épure sa mise en scène, focalise sur des gestes et des sons d'une importance capitale pour le héros du film avec une précision extrême qui aboutira à une forme d'abstraction dans Pickpocket. Le résultat est sec mais intense. Le suspense fonctionne, malgré un titre qui donne l'issue du drame... Se dégage de ce récit une authenticité sans fard, une austérité qui traduit peut-être à la fois un désir de neutralité factuelle comme en témoigne le titre et une inspiration religieuse le sous-titre, "Le Vent souffle où il veut", est une citation de l'Évangile selon saint Jean. Certains ont vu dans ce film de Bresson, cinéaste chrétien janséniste, une métaphore de la grâce. Sur un plan cinématographique, c'était pour Truffaut, en 1956, "le film le plus décisif de ces dix dernières années". Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse

film un condamné à mort s est échappé